Linstallation en libéral pour les pédicures-podologues

Les démarches administratives à effectuer

L'ordre

Après l'obtention de votre Diplômé d'Etat de pédicure podologue, vous devez vous inscrire à l'ordre.  L'inscription au tableau de l'Ordre est obligatoire pour exercer légalement la profession de pédicure-podologue en France.
Vous devez contacter le conseil régional de l'Ordre correspondant à votre lieu d'exercice et constituer votre dossier d'inscription.
Une fois votre inscription validée, vous recevez une attestation comportant votre numéro RPPS (Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé). Cet identifiant vous accompagne tout au long de votre carrière.

Les assurances

Lorsque vous vous installez comme pédicure-podologue libéral, certaines assurances sont obligatoires, tandis que d’autres sont vivement recommandées pour protéger votre activité, votre cabinet et vos revenus. Que vous exerciez comme remplaçant, collaborateur, seul ou en groupe, trois grandes catégories d’assurances sont à prévoir.

L’assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RCP)

La Responsabilité Civile Professionnelle est obligatoire pour les professionnels de santé exerçant à titre libéral. Elle vous protège en cas de dommages causés à un patient dans le cadre de votre activité de pédicure-podologue.

Selon le contrat choisi, elle peut être complétée par une responsabilité civile exploitation, qui couvre notamment certains dommages survenant dans votre cabinet, comme la chute d’un patient.

L’assurance du cabinet et du matériel

Si vous disposez de votre propre cabinet de podologie, une assurance multirisque professionnelle est fortement recommandée. Elle peut couvrir votre local et votre matériel en cas d’incendie, de dégât des eaux, de vol, de vandalisme ou de dommage électrique.

Pour un pédicure-podologue, il est particulièrement important de vérifier la couverture de vos équipements professionnels : fauteuil de soins, instruments, équipements de stérilisation, matériel informatique ou encore matériel utilisé pour la conception et la réalisation d’orthèses plantaires.

Une garantie perte d’exploitation peut également vous aider à faire face à une interruption temporaire de votre activité à la suite d’un sinistre couvert.

La prévoyance du pédicure-podologue libéral

En tant que pédicure-podologue libéral, vous relevez de la CARPIMKO pour votre régime obligatoire de retraite et de prévoyance. Cependant, un arrêt de travail peut entraîner une diminution de vos revenus alors que vous continuez de payer certaines charges professionnelles : loyer du cabinet, emprunts, cotisations ou abonnements.

Une prévoyance complémentaire peut donc compléter la protection de votre régime obligatoire en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Une complémentaire santé  complète la prise en charge de vos dépenses de santé.

Bon à savoir : avant de souscrire, comparez les garanties, les exclusions, les franchises et les délais de carence afin de choisir une couverture adaptée à votre activité de pédicure-podologue libéral.

La CPAM

Une fois votre inscription au tableau de l’Ordre effectuée, vous devez déclarer votre activité de pédicure-podologue libéral auprès de l’Assurance Maladie de votre lieu d’exercice.

Cette démarche sert à enregistrer officiellement votre installation et à organiser vos échanges avec l’Assurance Maladie. Lors de votre rendez-vous, munissez-vous notamment de votre pièce d’identité, de votre carte Vitale ou attestation Vitale et de votre IBAN.

Le conseiller enregistre votre dossier d’installation et vous présente la Convention nationale des pédicures-podologues, à laquelle vous choisissez ou non d’adhérer. L’Assurance Maladie commande également vos feuilles de soins papier pré-identifiées à votre nom, destinées notamment aux situations où la télétransmission n’est pas utilisée.

Le conseiller vous accompagne également dans les démarches liées au démarrage de votre activité, notamment concernant votre affiliation auprès de l’Urssaf.

Votre installation enregistrée, vous disposez des éléments nécessaires pour organiser la facturation et la télétransmission de vos actes avec l’Assurance Maladie.

URSSAF

En tant que pédicure-podologue libéral, vous êtes affilié à l’URSSAF, l’organisme chargé du recouvrement d’une partie de vos cotisations et contributions sociales.

Lors de la création de votre activité, votre déclaration s’effectue via le guichet unique des formalités des entreprises, géré par l’INPI. Les informations nécessaires sont ensuite transmises aux organismes concernés, dont l’URSSAF.

Vos cotisations sont calculées selon les règles applicables à votre situation et à vos revenus professionnels. Elles participent notamment au financement de votre protection sociale, de l’assurance maladie-maternité et des allocations familiales.

Au début de votre activité, pensez également à vérifier votre éligibilité à l’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise). Sous certaines conditions, ce dispositif prévoit une exonération temporaire de certaines cotisations sociales et contribue ainsi à alléger les charges lors du lancement de votre activité libérale.

CARPIMKO

Les pédicures-podologues libéraux relèvent également de la CARPIMKO, la caisse de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux exerçant en libéral.

Elle gère notamment votre retraite obligatoire, ainsi qu’une partie de votre protection en matière d’invalidité et de décès. Les informations déclarées lors de la création de votre activité sont transmises aux organismes concernés afin d’organiser votre affiliation.

À retenir : lors de votre installation comme pédicure-podologue libéral, vos formalités de création d’activité sont centralisées sur le guichet unique de l’INPI. Vous n’avez donc plus à multiplier les déclarations de création auprès de chaque organisme.

Votre éditeur de logiciel de gestion

Avant de démarrer votre activité, équipez-vous d’un logiciel de gestion et de télétransmission adapté aux pédicures-podologues libéraux. Il vous accompagne au quotidien pour créer vos dossiers patients, réaliser vos factures, établir et télétransmettre vos feuilles de soins électroniques (FSE) et suivre vos règlements.

Avec VEGA, vous centralisez la gestion administrative de votre cabinet et la télétransmission dans un même logiciel. Vous disposez ainsi, dès votre installation, des outils nécessaires pour gérer vos premiers patients et consacrer moins de temps aux tâches administratives.

Règlement Général pour la Protection des Données

En tant que pédicure-podologue libéral, vous collectez et traitez des données personnelles de santé, particulièrement sensibles : identité, coordonnées, informations médicales ou documents liés au suivi du patient.

Votre cabinet doit donc respecter le RGPD (Règlement général sur la protection des données) et garantir la confidentialité et la sécurité des informations conservées. Cela implique notamment de limiter la collecte aux données nécessaires, de sécuriser leur accès, d’informer vos patients sur leur utilisation et de respecter les durées de conservation applicables.

Le choix d’outils numériques adaptés aux professionnels de santé participe également à la sécurisation des données de votre cabinet.

Quel régime d’imposition choisir ?

Les revenus d’un pédicure-podologue exerçant en entreprise individuelle relèvent généralement de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC).
Deux régimes fiscaux sont à distinguer : le micro-BNC et le régime de la déclaration contrôlée.

Le micro-BNC (micro-Bénéfices Non Commerciaux) est un régime fiscal simplifié destiné notamment aux professionnels libéraux. En 2026, un pédicure-podologue libéral relève de ce régime lorsque les conditions sont réunies et que ses recettes ne dépassent pas 83 600 € HT. Ce seuil s’apprécie selon les recettes réalisées les années précédentes et des règles spécifiques s’appliquent lors de la création de l’activité.

Son principal avantage ? Vous n’avez pas à calculer votre bénéfice en déduisant une à une vos dépenses professionnelles. L’administration fiscale applique directement un abattement forfaitaire de 34 % sur vos recettes pour tenir compte de vos charges. Vous êtes donc imposé sur les 66 % restants.

Prenons un exemple 👣 : vous débutez votre activité de pédicure-podologue et encaissez 50 000 € de recettes sur l’année.

→ Vos recettes : 50 000 €
→ Abattement de 34 % : 17 000 €
→ Revenu retenu pour le calcul de l’impôt : 33 000 €

Même si vos dépenses réelles sont supérieures à 17 000 €, vous ne les déduisez pas en plus : l’abattement de 34 % les remplace.

Le micro-BNC est donc simple à gérer, mais il n’est pas toujours le régime le plus intéressant. Si l’ouverture de votre cabinet entraîne des dépenses importantes – loyer, matériel de podologie, fauteuil, équipements, consommables, assurances… – le régime de la déclaration contrôlée mérite d’être étudié puisqu’il repose sur vos charges professionnelles réellement déductibles.

Bon à savoir : dépasser ponctuellement le seuil de 83 600 € ne signifie pas nécessairement quitter immédiatement le micro-BNC. Le changement de régime dépend des recettes des années précédentes et des règles de dépassement applicables.

Le régime de la déclaration contrôlée, souvent appelé régime réel, consiste à calculer votre bénéfice à partir de vos recettes réellement encaissées et de vos dépenses professionnelles déductibles, contrairement au micro-BNC qui applique un abattement forfaitaire de 34 %.

Ce régime s’applique notamment lorsque vous ne relevez plus du micro-BNC. Vous pouvez également opter pour la déclaration contrôlée lorsque vos recettes restent sous le plafond du micro-BNC si ce régime correspond davantage à votre situation.

Prenons un exemple 👣 : vous exercez comme pédicure-podologue libéral et encaissez 70 000 € de recettes sur l’année. Votre cabinet génère 30 000 € de charges professionnelles déductibles : loyer, assurances, consommables, frais professionnels, certaines dépenses de matériel, etc.

→ Vos recettes : 70 000 €
→ Vos charges déductibles : 30 000 €
→ Votre bénéfice : 40 000 €

C’est donc ce bénéfice de 40 000 €, et non vos 70 000 € de recettes, qui constitue la base de votre résultat professionnel imposable, sous réserve des règles fiscales applicables à chaque dépense.

Ce régime demande en contrepartie une comptabilité plus détaillée. Vous devez notamment enregistrer vos recettes et vos dépenses, conserver vos justificatifs et établir chaque année une déclaration professionnelle n° 2035 et ses annexes.

Pour un pédicure-podologue qui ouvre son cabinet, la déclaration contrôlée mérite particulièrement d’être étudiée lorsque les charges réelles sont importantes : loyer, équipements de podologie, matériel, assurances, frais de déplacement ou autres investissements professionnels.

Bon à savoir : si vos charges représentent plus de 34 % de vos recettes, le régime réel peut devenir fiscalement plus intéressant que le micro-BNC. Cette comparaison reste toutefois à effectuer en fonction de l’ensemble de votre situation et de la nature des dépenses déductibles.

Exercice libéral en individuel

Remplacement
Collaboration
Titulaire

Exercice libéral en association

La mise en commun des honoraires : la SDF ou la SCP
Les honoraires ne sont pas mis en commun: la SCM ou les contrats à frais partagés

Le cas de la Société d’Exercice Libéral (SEL)

Possibilité d’exercer en individuel
Ou en association

Quel statut juridique choisir pour exercer comme pédicure-podologue libéral ?

Lorsque vous débutez votre activité de pédicure-podologue libéral, ouvrir immédiatement votre propre cabinet n’est pas la seule solution. Vous pouvez commencer par effectuer des remplacements, rejoindre un cabinet en tant que collaborateur libéral ou vous installer directement comme titulaire.

Ces différents modes d’exercice répondent à des organisations et à des niveaux d’engagement différents.

Le remplacement : découvrir l’exercice libéral

Le remplacement constitue souvent une première expérience intéressante pour découvrir l’exercice libéral et le fonctionnement d’un cabinet de pédicurie-podologie avant de s’installer.

Un contrat de remplacement est établi entre le pédicure-podologue titulaire et son remplaçant. Il précise notamment la durée du remplacement, les conditions d’exercice et les modalités financières convenues entre les deux professionnels.

Pendant cette période, le titulaire cesse temporairement son activité dans le cadre prévu par le remplacement. Le remplaçant exerce sous sa propre responsabilité professionnelle et doit disposer des autorisations et équipements nécessaires à son exercice.

Le remplacement reste par définition temporaire : il répond à l’absence du titulaire, par exemple lors de congés, d’un arrêt ou d’une formation.

La collaboration libérale : rejoindre un cabinet tout en développant son activité

La collaboration libérale offre davantage d’autonomie. Le pédicure-podologue collaborateur exerce auprès d’un professionnel déjà installé et bénéficie des moyens mis à sa disposition par le cabinet, tout en conservant son indépendance professionnelle.

Contrairement au remplaçant, le collaborateur exerce en son nom et développe sa propre patientèle. En contrepartie de la mise à disposition du local, du matériel et des moyens du cabinet, il verse généralement une redevance au titulaire selon les conditions définies dans le contrat.

Le contrat de collaboration précise notamment :

  • la durée de la collaboration ;

  • les modalités de la redevance ;

  • les conditions d’exercice et d’utilisation du cabinet ;

  • les conditions permettant au collaborateur de développer sa patientèle personnelle ;

  • les modalités de rupture du contrat.

La collaboration représente ainsi une solution intermédiaire intéressante pour développer progressivement son activité de pédicure-podologue libéral avant, par exemple, d’ouvrir son propre cabinet ou de s’associer.

Le titulaire : gérer son propre cabinet de pédicurie-podologie

Le pédicure-podologue titulaire exerce son activité en son nom et assure la gestion de son cabinet. Il peut être propriétaire ou locataire de ses locaux et exercer seul, accueillir un collaborateur ou travailler aux côtés d’autres professionnels.

Ce mode d’exercice offre une grande autonomie dans l’organisation du cabinet : choix du lieu d’installation, investissements, équipements, horaires, organisation administrative et développement de la patientèle.

Il implique également de prendre en charge l’ensemble des aspects liés à la gestion d’une activité libérale : facturation, télétransmission, comptabilité, assurances, cotisations sociales et gestion du cabinet.

Vous vous installez ou rejoignez un cabinet ? VEGA vous accompagne dans la gestion de votre activité de pédicure-podologue, que vous exerciez comme remplaçant, collaborateur ou titulaire.

Lorsque plusieurs pédicures-podologues libéraux souhaitent exercer dans un même cabinet, ils peuvent partager uniquement leurs frais ou aller plus loin en mettant également leurs honoraires en commun.

Forme d’exerciceHonorairesFonctionnement
Contrat d’exercice à frais partagés❌ Non mis en communLes professionnels restent indépendants et partagent certaines dépenses du cabinet selon les modalités prévues dans leur contrat. Chacun conserve ses honoraires et sa patientèle.
SCM – Société Civile de Moyens❌ Non mis en communLa SCM sert à mutualiser les moyens et les frais : local, matériel, secrétariat… Chaque professionnel conserve son activité, sa patientèle et ses honoraires.
SCP – Société Civile Professionnelle✅ Mis en communLes professionnels exercent au sein de la société. Les honoraires sont perçus par la SCP puis le résultat est réparti entre les associés selon les règles définies.
SEL – Société d’Exercice Libéral✅ Mis en communLa société exerce l’activité et perçoit les honoraires. Elle offre un cadre plus structuré pour exercer à plusieurs, notamment sous forme de SELARL ou SELAS.

Petite astuce :

Pour choisir la structure juridique adaptée à votre projet d’installation en libéral, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un expert-comptable. Il vous aidera à comparer les différentes possibilités selon votre situation, votre mode d’exercice, votre fiscalité et vos projets d’évolution.

Créer son cabinet de pédicure podologue

Le choix du lieu d’installation de votre cabinet de pédicure-podologie joue un rôle important dans le développement de votre activité. Avant de choisir une ville ou un quartier, prenez le temps d’étudier les besoins de la population et l’offre de soins déjà présente sur le territoire.

Analysez notamment la densité de pédicures-podologues, la démographie locale, l’âge de la population et la proximité d’autres professionnels de santé : médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, pharmacies ou maisons de santé. L’ordre propose un carte de France qui recense les podologues. Pour y accéder cliquez ici. 

Pensez également aux aspects pratiques pour vos futurs patients : accessibilité du cabinet, stationnement, transports en commun, visibilité du local et accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Le montant du loyer et des charges doit aussi rester cohérent avec votre prévisionnel d’activité.

Enfin, vous n’êtes pas obligé d’ouvrir immédiatement votre propre cabinet. Rejoindre un cabinet existant, exercer en collaboration ou partager des locaux avec d’autres professionnels de santé constitue également une solution pour démarrer votre activité tout en limitant certains frais.

Notre conseil : avant de vous installer, réalisez une petite étude de marché locale afin de comparer plusieurs secteurs et d’identifier celui qui correspond le mieux à votre projet de pédicure-podologue libéral.

Avant d’accueillir vos premiers patients, assurez-vous que votre cabinet de pédicurie-podologie respecte les règles applicables aux locaux professionnels. En tant qu’établissement recevant du public (ERP), votre cabinet doit notamment répondre aux exigences en matière d’accessibilité aux personnes en situation de handicap et de sécurité.

L’aménagement doit également être adapté à votre activité : respect de l’hygiène, entretien des locaux, gestion et élimination des déchets de soins (DASRI), organisation du matériel et respect de la confidentialité des patients.

Si vous réalisez des travaux ou aménagez un nouveau local, renseignez-vous en amont auprès de votre mairie, de votre Ordre professionnel et des organismes compétents afin de vérifier les obligations correspondant précisément à votre cabinet.

L’ouverture d’un cabinet de pédicurie-podologie nécessite plusieurs investissements : achat ou location du local, travaux d’aménagement, fauteuil de soins, matériel de stérilisation, instruments, équipements pour la réalisation des orthèses plantaires, mobilier ou encore matériel informatique.

Pour financer votre installation, plusieurs solutions existent : apport personnel, prêt bancaire professionnel, crédit-bail ou location de certains équipements. Selon votre situation et votre lieu d’installation, renseignez-vous également sur les aides à la création d’entreprise et les dispositifs locaux ou régionaux accessibles aux professionnels libéraux.

Avant de vous engager, établissez un budget prévisionnel regroupant vos investissements de départ, vos charges mensuelles et une trésorerie de sécurité. Cette étape vous aidera à évaluer vos besoins de financement et à présenter un projet solide à votre banque ou à vos partenaires financiers.

Une fois installé, pensez à développer la visibilité de votre cabinet de pédicurie-podologie dans le respect des règles déontologiques de la profession. Commencez par soigner votre présence locale : fiche d’établissement sur les moteurs de recherche, site internet professionnel, plaque et signalétique du cabinet avec les informations autorisées.

Présentez-vous également aux professionnels de santé de proximité : médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, pharmaciens ou autres professionnels avec lesquels vous serez amené à échanger autour du parcours de soins des patients. Une présence en ligne claire, des informations pratiques à jour et un bon ancrage dans votre environnement professionnel contribuent progressivement à faire connaître votre activité et à développer votre patientèle.

La facturation et la télétransmission : comment ça marche ?

En tant que pédicure-podologue libéral, certains actes réalisés dans le cadre prévu par l’Assurance Maladie donnent lieu à une facturation selon la NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). À l’aide de votre logiciel de facturation et de télétransmission, vous créez une Feuille de Soins Électronique (FSE) à partir des informations du patient, de sa carte Vitale et de l’acte réalisé.

La FSE est ensuite télétransmise à l’Assurance Maladie via le système SESAM-Vitale. Après traitement, les retours NOEMIE facilitent le suivi des remboursements et des règlements. Pour les situations où la télétransmission n’est pas utilisée, les feuilles de soins papier restent disponibles selon les modalités prévues par l’Assurance Maladie.

Avec VEGA, vous regroupez la facturation, la télétransmission et le suivi de vos règlements dans un même logiciel afin de simplifier la gestion quotidienne de votre cabinet.

Continuez à vous former tout au long de votre carrière

La formation ne s’arrête pas à l’obtention de votre diplôme. En tant que pédicure-podologue, vous avez l’obligation de maintenir et d’actualiser vos connaissances et vos compétences tout au long de votre exercice professionnel.

Depuis 2023, les pédicures-podologues sont concernés par la certification périodique des professionnels de santé. Cette obligation s’organise autour de quatre grands axes : actualiser ses connaissances et compétences, améliorer ses pratiques professionnelles et la qualité des soins, renforcer la relation avec les patients et prendre en compte sa propre santé. Le parcours de certification s’effectue sur un cycle de 6 ans et intègre notamment les actions réalisées dans le cadre du DPC (Développement Professionnel Continu).

Si vous exercez en libéral, le FIF PL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux) intervient quant à lui dans le financement de certaines formations. Selon la formation choisie et les critères de prise en charge en vigueur, il contribue à financer tout ou partie de vos frais de formation.

Bon à savoir : le DPC et le FIF PL n’ont pas le même rôle. Le DPC s’inscrit dans vos obligations de développement professionnel, tandis que le FIF PL est un dispositif de financement de la formation des professionnels libéraux.

Les institutions à connaitre

Les URPS des orthoptistes ont été créées afin d’être les interlocutrices des Agences Régionales de la Santé dans le cadre de la nouvelle organisation régionale de la Santé. Il existe des URPS pour toutes les professions de santé libérales reconnues qui existent. Pour les orthoptistes, c’est la SNAO qui désigne les membres.

Les unions régionales contribuent à l’organisation de l’offre de santé régionale. Elles participent notamment :

  • à la préparation et à la mise en œuvre du projet régional de santé ;
  • à  l’analyse des besoins de santé et de l’offre de soins, en vue notamment de l’élaboration du schéma régional d’organisation des soins ;
  • à l’organisation de l’exercice professionnel, notamment en ce qui concerne la permanence des soins, la continuité des soins et les nouveaux modes d’exercice ;
  • à des actions dans le domaine des soins, de la prévention, de la veille sanitaire, de la gestion de la crise sanitaire, de la promotion de la santé et de l’éducation thérapeutique
  • à la mise en œuvre du développement professionnel continu.

En débutant votre activité de pédicure-podologue libéral, vous pouvez choisir d’adhérer à un syndicat professionnel. Contrairement à l’Ordre, l’adhésion à un syndicat est facultative.

Les syndicats représentent et défendent les intérêts de la profession auprès des pouvoirs publics, de l’Assurance Maladie et des différents acteurs du système de santé. Ils participent notamment aux discussions concernant la convention nationale, la rémunération, la nomenclature des actes, les conditions d’exercice et l’évolution de la profession.

Adhérer à un syndicat donne également accès, selon l’organisation choisie, à des informations professionnelles, des ressources et un accompagnement sur des sujets liés à votre exercice libéral.

Parmi les organisations représentatives de la profession figurent notamment la Fédération Nationale des Podologues (FNP) et l’Union Française pour la Santé du Pied (UFSP).

À retenir : l’Ordre national des pédicures-podologues encadre la profession et veille notamment au respect des règles professionnelles et déontologiques, tandis que les syndicats défendent les intérêts professionnels de leurs adhérents et de la profession..

En tant que pédicure-podologue libéral, vous pouvez rejoindre la CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) de votre secteur. Elle réunit différents professionnels de santé autour de projets communs destinés à améliorer l’accès aux soins, la coordination et les parcours des patients sur un territoire.

Intégrer une CPTS constitue également un bon moyen, notamment lorsque vous venez de vous installer, de rencontrer les professionnels de santé de proximité, de participer à des actions de prévention et de mieux vous intégrer dans l’organisation des soins de votre territoire.

L’adhésion à une CPTS reste volontaire : elle n’est pas obligatoire pour exercer comme pédicure-podologue libéral.

Les Agences Régionales de Santé (ARS) organisent et pilotent la politique de santé à l’échelle de chaque région. En tant que pédicure-podologue libéral, vous serez notamment concerné par leurs actions en matière d’organisation de l’offre de soins, de prévention et de coordination des professionnels de santé sur les territoires.

L’ARS travaille avec de nombreux acteurs locaux, notamment les CPTS, établissements de santé, collectivités et professionnels de santé, afin de répondre aux besoins de la population et d’améliorer les parcours de soins.

Lors de votre installation, consulter le site de l’ARS de votre région vous aide à mieux connaître l’offre de soins de votre territoire, les projets de santé locaux ainsi que les éventuels dispositifs et appels à projets auxquels les professionnels de santé peuvent participer.